Sommaire
[masquer] 1 Origines 1.1 Popularité
2 Standards 2.1 Corps
2.2 Tête
2.3 Robe et fourrure
3 Caractère
4 Élevage 4.1 Reproduction
4.2 Santé
5 Notes et références
6 Annexes 6.1 Articles connexes
6.2 Liens externes
Origines[modifier]
La race est originaire des États-Unis, plus précisément
de Riverside en Californie. Elle a été créée
en 1963 par Ann Baker, éleveuse de persans. Son voisin possédait
une chatte blanche à poils mi-longs du nom de Joséphine. Lorsque
cette chatte fut percutée par une voiture, elle fut soignée à l'université et
guérit sans séquelles visibles.
La suite de l'histoire n'est actuellement pas toujours claire. De nombreuses
légendes entourent cette race controversée.
On dit que Joséphine eut trois petits et c'est à ce moment
même qu'Ann Baker remarqua le caractère extrêmement doux
et affectueux des chatons, qu'elle adopta et fit reproduire. Par la suite,
elle raconta de nombreuses histoires contradictoires et incohérentes
sur l'origine de cette race, tantôt le résultat de mutations
génétiques, tantôt œuvre de Dieu ou fruit d'un enlèvement
par des extraterrestres1. Ce fut la première éleveuse à utiliser
le marketing (journaux, télévision locale, etc.) pour faire
connaître une race1.
La race du mâle s'étant accouplé avec Joséphine
après l'accident (et donc le père des premiers ragdolls) est également
inconnue. On a pensé au sacré de Birmanie et au burmese mais
ces théories semblent peu vraisemblables car ces deux races étaient
très rares à l'époque1. Actuellement on pense qu'il
s'agissait plutôt d'un chat de gouttière à poils mi-longs.
Il est décrit par Ann Baker comme un chat imposant, ganté comme
le birman et avec une tache blanche sur le nez, parfois il s'agit plutôt
d'un mâle chocolat1. Son nom était Blackie. Ann Baker pratiqua
une forte consanguinité et accoupla Joséphine avec ses chatons
mâles à plusieurs reprises, ainsi que les frères et sœurs
entre eux2.
La légende dit que l'accident de voiture rendit Joséphine insensible à la
douleur, et que ses chatons, comme elle, y étaient insensibles. Cette
fable n'a évidemment aucun fondement scientifique, ni logique, et
ces chats ne sont pas du tout insensibles à la douleur1.
Aux États-Unis, le Ragdoll est reconnu dès 19653. En 1969,
un couple d'éleveurs, Laura et Denny Dayton, achètent chez
Ann Baker quatre ragdolls et établissent un élevage sous le
nom de "Blossom Time"4. Ann Baker crée en 1971, l'International
Ragdoll Cat Association (I.R.C.A)5. Elle garde la mainmise sur les descendants
de Joséphine et impose beaucoup de contraintes aux autres éleveurs
de ragdolls, si bien qu'en 1994, un groupe d'éleveurs décida
de couper les ponts avec le monde du ragdoll et créa à partir
de cette race une nouvelle, nommée ragamuffin.
En Europe, les premiers ragdolls, descendants directs de Joséphine,
sont importés vers la Grande-Bretagne en 1969. Ce sont deux amies
anglaises, qui intriguées par ce qu'elles entendent des médias
américains, se décident à faire chacune un élevage.
Elles se procurent chacune un couple de la chatterie "Blossom Time".
Ses quatre chats sont pour beaucoup dans l'établissement de la race
en Europe. Un club de passionnés "British ragdoll Club" est
fondé en 1987 et la race est reconnue par le GCCF en 1991, un an plus
tard, la FIFé fait de même. Entre temps, le ragdoll est introduit
en Allemagne (1985) et en France en 1986 et c'est un couple provenant d'un
des deux premiers élevages des amies anglaises. La première
portée nait en France en 1988.
Le premier club français est créé en 1993 et la race
reconnue par le LOOF. La fondatrice de la race, Ann Baker est décédée
en janvier 1997.
Popularité[modifier]
Après les États-Unis où la race est très populaire,
le Ragdoll gagna le coeur de l'Angleterre, de la Scandinavie et d'une grande
partie de l'Europe. En France, notamment en raison de la forte popularité du
sacré de Birmanie, il mit un certain temps à conquérir
le public. Depuis 2007 le ragdoll est toutefois entré dans les dix
races les plus représentées en France6. Cela ne représente
pourtant que 1,70 % du total des chats de race français7. En Angleterre,
comme en Scandinavie, il occupe le top 10 depuis de nombreuses années8.
Standards[modifier]
Corps[modifier]
Le ragdoll a toujours les yeux bleus
Le ragdoll est un chat de grande taille, puisque les mâles peuvent
peser près de 9 kilos à l'âge adulte et les femelles
4 à 6 kilos9. Pour arriver à cette taille ils ont une croissance
lente, s'étalant pour les mâles jusqu'à l'âge de
2 ou 3 ans.
Leur corps est rectangulaire, plutôt long et fort10. Un manque au niveau
musculaire ou une ossature fine disqualifierait immédiatement le chat.
La poitrine est large et ronde, cependant la largeur entre les pattes avants
et arrières est la même10. L'arrière-main est légèrement
plus haute que l'avant-main et il est bien développé10. Bien
que ce soit un grand chat assez lourd, il ne doit pas être gros et
seule une poche ventrale est acceptée10. Les pattes sont de taille
moyenne, proportionnées au corps avec une musculature et une ossature
puissantes10. Trop courtes, elles pénaliseraient le chat lors d'expositions.
Les pieds sont grands, de forme ronde avec toujours de nombreux poils entre
les doigts10. La queue est longue et portée en panache. Repliée
sur le dos du chat, elle devrait atteindre les omoplates10.
Tête[modifier]
Leur tête est de taille moyenne et forme un triangle aux contours arrondis
de face10. De face également, on remarque que l'espace entre les oreilles
est plat10. De profil, le front est plat et se termine avec un léger
creux au niveau du nez, dit "en toboggan"10. Le creux du nez trop
marqué peut entraîner des pénalités10. Le museau
est de taille moyenne, bien développé et arrondi10. Les yeux
sont grands et ovales, toujours de couleur bleue (une autre couleur est disqualificative)
et légèrement inclinés10. Des yeux trop petits ou ronds
sont pénalisés10. Les oreilles sont de taille moyenne et placées
dans le prolongement du triangle formé par la tête10. Elles
sont larges à la base et s'arrondissent à l'extrémité.
Si tel n'était pas le cas (oreilles pointues par exemple), cela serait
considéré comme un défaut10. De profil, les oreilles
pointent légèrement vers l'avant10.
Robe et fourrure[modifier]
La fourrure est mi-longue, elle est composée de beaucoup de poils
de garde et de peu de sous-poils ce qui le rend extrêmement doux et
qui évite trop de nœuds10. Les poils sont courts sur le visage
mais plus longs sur le reste du corps, particulièrement sur le dos,
le crâne et avec une collerette au niveau de l'encolure10. Le bas des
pattes est aussi couvert de poils plus courts, ce qui donne un effet "pantalon"10.
La fourrure est près du corps et s'ouvre lorsque le chat bouge10.
Les robes acceptées sont au nombre de trois patrons: colourpoint,
mitted et bicolores10.
Colourpoint : pointage régulier et homogène avec une tolérance
pour les chats de moins de deux ans10.
Mitted : le chat est pointé comme chez un colourpoint, à l'exception
des pattes10. À l'avant, seul le pied est blanc et à l'arrière,
le gantage remonte jusqu'aux cuisses10, contrairement au sacré de
Birmanie où le gantage se termine en éperon sous les pattes11.
Aucune tâche de couleur ne doit être présente sur le gantage10.
Le menton doit absolument être blanc. Cette bande blanche se prolonge
sous le ventre et jusqu'à la naissance de la queue10. Ceci différencie
aussi le ragdoll mitted du birman dont le menton est coloré et sans
bande sous le corps11. Les taches blanches sur le nez sont acceptées à conditions
qu'elles s'arrêtent avant la truffe10.
Bicolore : le masque se présente sous forme d'un V inversé sur
la tête et qui ne doit pas dépasser le bord extérieur
des yeux10. Les oreilles sont colorées, le reste du corps est clair,
les pattes blanches10. Des tâches blanches sont acceptées en
petite quantité10.
Van : coloration uniquement du haut du crâne, des oreilles et de la
queue. Tout le reste du corps est blanc10. La CFA autorise ce patron supplémentaire12.
En France, le LOOF ne l'accepte que comme nouvelle couleur, c'est-à-dire
que les ragdolls van peuvent participer aux expositions mais pas remporter
de prix10.
Une ragdoll seal mitted
Un seal bicolore
Un ragdoll lila tortie point
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Pour chacune de ces robes, le standard reconnaît toutes les couleurs
dans les zones pigmentées : le seal, le bleu, le chocolat, le lilas,
le roux, le crème, le cannelle, le faon, l'argent, l'écaille
de tortue, le smoke, le tabby (dit lynx), le torbie, etc10.
Il existe également des ragdolls mink, solide et sépia dont
les robes ne sont pas encore reconnues à l'heure actuelle13.
Aucun croisement avec une autre race n'est autorisé10.
Caractère[modifier]
Les ragdolls sont généralement décrits comme des chats
très équilibrés, calmes, doux et affectueux. Il ferait également
preuve d'une grande discrétion jusque dans son miaulement, très
doux. Le ragdoll serait un chat peu peureux et c'est pourquoi il est souvent
déconseillé de le laisser sortir sans surveillance. Ces traits
de caractère restent toutefois parfaitement individuels et sont différents
selon l'histoire de chaque chat.
Une particularité étonnante est le fait que lorsque le Ragdoll
perd ses appuis, c'est-à-dire lorsqu'on le porte, il devient aussi
mou qu'une poupée de chiffon.
É levage[modifier]
Les éleveurs français sont encore peu nombreux. En 2009, le
LOOF recensait 109 éleveurs ayant eu au moins une portée depuis
200314. Pourtant, si l'on ne prend en compte que les deux dernières
années, il n'en reste que 9114. Ces éleveurs ont généralement
une seule portée sur l'année et ils sont moins de quatre à en
déclarer plus de dix14.
La couleur n'apparaît que lentement en commençant par le bout
du nez
Reproduction[modifier]
Les femelles ragdolls donnent naissance à un nombre moyen de 4 chatons
par portée avec un extrême allant jusqu'à neuf chatons14.
Ces femelles, en France, sont au nombre de 206 mais seules 58 d'entre elles
ont donné naissance à plus de la moitié des chatons14.
Elles ont en général entre un et trois ans avec un maximum
de onze ans pour la plus âgée14. Les mâles sont encore
moins nombreux. 105 mâles reproducteurs ont eu au moins une portée
au cours des deux dernières années, mais en moyenne, ils ne
sont que vingt-trois à contribuer à plus de la moitié des
chatons français14. Ces mâles ont entre un et quatre ans, cela
pouvant varier de six mois à treize ans14.
Comme chez les autres races colourpoint, les chatons naissent entièrement
blancs et leur couleur n'apparaît progressivement qu'avec les semaines9.
Santé[modifier]
Comme tous les chats de race et de gouttière, le ragdoll est touché par
la cardiomyopathie hypertrophique féline15. Cette maladie est héréditaire
de transmission autosomique dominante16. Un test ADN spécifique à la
race a été développé16. Il détecte les
mutations du gène MYBPC3, responsable du développement de la
maladie16. Le laboratoire français qui a établi ces tests génétiques
pense qu'environ 20 % des ragdolls sont concernés par la mutation
de ce gène16. Un suivi par échographie est également
conseillé pour les éleveurs afin d'éviter toute transmission
et éradiquer la maladie15. En effet, on sait que la mutation du gène
MYBPC3 n'est pas la seule cause de HCM chez le chat15.
La race est également touchée par la polykystose rénale
bien que cela soit bien moins répandu que chez le persan15.

La
race est originaire des États-Unis, plus précisément de
Riverside en Californie. Elle a été créée en 1963
par Ann Baker, éleveuse de persans. Son voisin possédait une
chatte blanche à poils mi-longs du nom de Joséphine. Lorsque
cette chatte fut percutée par une voiture, elle fut
soignée à l'université et
guérit sans séquelles visibles.
La suite de l'histoire n'est actuellement pas toujours claire. De nombreuses
légendes entourent cette race controversée.
On dit que Joséphine eut trois petits et c'est à ce moment même
qu'Ann Baker remarqua le caractère extrêmement doux et affectueux
des chatons, qu'elle adopta et fit reproduire. Par la suite, elle raconta de
nombreuses histoires contradictoires et incohérentes sur l'origine de
cette race, tantôt le résultat de mutations génétiques,
tantôt œuvre de Dieu ou fruit d'un enlèvement par des extraterrestres1.
Ce fut la première éleveuse à utiliser le marketing (journaux,
télévision locale, etc.) pour faire connaître une
race1.
La race du mâle s'étant accouplé avec Joséphine
après l'accident (et donc le père des premiers ragdolls) est également
inconnue. On a pensé au sacré de Birmanie et au burmese mais
ces théories semblent peu vraisemblables car ces deux races étaient
très rares à l'époque1. Actuellement on pense qu'il s'agissait
plutôt d'un chat de gouttière à poils mi-longs. Il est
décrit par Ann Baker comme un chat imposant, ganté comme le birman
et avec une tache blanche sur le nez, parfois il s'agit plutôt d'un mâle
chocolat1. Son nom était Blackie. Ann Baker pratiqua une forte consanguinité et
accoupla Joséphine avec ses chatons mâles à plusieurs reprises,
ainsi que les frères et sœurs entre eux2.
La légende dit que l'accident de voiture rendit Joséphine insensible à la
douleur, et que ses chatons, comme elle, y étaient insensibles. Cette
fable n'a évidemment aucun fondement scientifique, ni logique, et ces
chats ne sont pas du tout insensibles à la douleur1.
Aux États-Unis, le Ragdoll est reconnu dès 19653. En 1969, un
couple d'éleveurs, Laura et Denny Dayton, achètent chez Ann Baker
quatre ragdolls et établissent un élevage sous le nom de "Blossom
Time"4. Ann Baker crée en 1971, l'International Ragdoll Cat Association
(I.R.C.A)5. Elle garde la mainmise sur les descendants de Joséphine
et impose beaucoup de contraintes aux autres éleveurs de ragdolls, si
bien qu'en 1994, un groupe d'éleveurs décida de couper les ponts
avec le monde du ragdoll et créa à partir de cette race une nouvelle,
nommée ragamuffin.
En Europe, les premiers ragdolls, descendants directs de Joséphine,
sont importés vers la Grande-Bretagne en 1969. Ce sont deux amies anglaises,
qui intriguées par ce qu'elles entendent des médias américains,
se décident à faire chacune un élevage. Elles se procurent
chacune un couple de la chatterie "Blossom Time". Ses quatre chats
sont pour beaucoup dans l'établissement de la race en Europe. Un club
de passionnés "British ragdoll Club" est fondé en 1987
et la race est reconnue par le GCCF en 1991, un an plus tard, la FIFé fait
de même. Entre temps, le ragdoll est introduit en Allemagne (1985) et
en France en 1986 et c'est un couple provenant d'un des deux premiers élevages
des amies anglaises. La première portée nait en France
en 1988.
Le premier club français est créé en 1993 et la race reconnue
par le LOOF. La fondatrice de la race, Ann Baker est décédée
en janvier 1997.
